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Saudade de Brazil vai chegar.

La notion de jour manque, l’impression est toujours dominicale et le récit se fait de mémoire, il est possible que les faits en soient légèrement altérés.
Après moultes péripéties à l’aéroport, me voilà enfin arrivé au Brésil, avec un jour de retard certes mais il y aura bien des occasions pour rattraper le temps perdu. 

Bruno a pu rejoindre Maele, notre couchsurfeuse à Fortaleza, me voilà rassuré. À mon tour de fouler les pieds de ce grand pays. Maele nous accueille à bras ouverts et nous laisse des consignes avec l’aide de google translate pour que nous puissions aller en ville et surtout en revenir, sans embûche. La ville grouille, les haut-parleurs hurlent à tue tête des sons endiablés. La musique est omniprésente. Certaines voitures ont probablement plus de valeurs dans le coffre musical que dans la voiture elle même. Je n’ai pas encore compris si c’était du tuning ou un moyen de gagner un peu d’argent. Maele nous accueille dans sa modeste maison avec son frère et nous prenons ici une première claque. Jamais je n’ai reçu un tel accueil. Le Brésil est un pays où l’accueil est tradition. 

Première excursion en ville. Il faudra 2 bus et 1h de trajet pour arriver dans le centre. La voiture y est reine et l’autobus y est Dieu. Les notions à la gloire de Dieu ou de sa progéniture sont tres courantes sur les voitures. « Jesus e sobre toudo ». Les écarts de vie sont affichés. Les maisons de briques et de tuiles entour les hautes tours modernes avec vue sur la mer. Les magasins sont regroupés par rayon. Ici la rue pour la manger, ici la rue pour les articles de pêches, ici celle pour les hamacs (rede ici qui se prononce hedji)

Un soir, nous allons manger des pastels (pasteou), c’est un beignet fri avec du jambon et du fromage. Je cherche encore comment qualifier l’endroit. Un garage avec une cuisine? Un restaurant avec une voiture comme deco… 

il est l’heure de partir de Fortaleza après 2 jours et 2 nuits riches en rencontres et en échanges. 

Sortir de la ville de révèle plutôt périlleux. Beaucoup de trafic et le vélo ne dit pas légion, je remercie chose jour Mimo, cyclotouriste rencontré à Bilbao qui m’avait fortement conseillé d’acheter un rétroviseur. Avec 50000km au compteur à travers l’Europe, on ne peut que lui faire confiance. Si c’est une voiture ou une moto, pas de problème, si c’est un camion, on serre les fesses, si c’est un bus, on cramponne le guidon et on est pret à freiner si jamais le chauffard décide de se rabattre en oubliant que son bus fait 10m et non 5… 

des que je vois un bus, j’agite les bras pour expliquer au pieu assassin qu’il serait bon de s’écarter s’il ne veut pas avoir un mort sur la conscience. Je ris encore à la vie des auto-écoles ici. Ca me rappelle Cahuzac… la moitié de la route est constituée de sable et de pavés disposées chaotiquement, les vibrations sont terribles et il faut maîtriser le vélo et son poids de 40kg en permanence, 10km, 1h30, 2l d’eau.
Nous arriverons à Pecem, petite ville portuaire ou nous arrivons par une route ensablée. Il est 17h, il reste 40minutes avant la nuit noire. Bruno trouve un spot pour poser la tente que la plage. Après 6L d’eau évacués par les pores de la peau, nous nous mettons en quête d’un homme nettoyant sa voiture pour remplir nos poches à eau pour la douche. Devant l’absurdité apparente de notre démarche, Edigler nous offre le gîte. Nous sommes surpris mais ravi! Nous avalons notre boîte de feijoada avant d’aller en ville ou un concert se préparait quelques hzures auparavant. Toute la ville est là, elle danse, elle chante, elle joue au foot, nous contemplons cette belle scène avec une petites bières bien méritée.
Troisième jour de vélo, 110km, vent dans le dos, nous croisons à 27km/h. Une erreur de parcours nous fait faire demi tour pour quelques centaines de mètres, vent de face, la vitesse tombe à 17 pour un même effort. Même avec l’aide des éléments, rouler par 40 degrés en plein cagnard sollicite le corps et l’esprit! Après 4h de route, nous nous posons dans un petit resto, posé la, comme un bloc. Collation habituelle, viande grillée, riz, feijao (haricot rouge) et jus de fruits « naturaïsse ». La patronne nous montre les hamacs et nous invite à les utiliser, on ne doit pas avons r bonne mine. 45minutes de rêveries après, l’orage pointe son nez, des seaux d’eau s’abattent sur la route, et le vent qui crée des vagues sur la chaussée, le déluge durera une heure. Nous profitons de cette heure pour discuter avec les gens, surpris de croiser des gringos à cet endroit peu fréquenté par les touristes. La pluie devient supportable, nous nous remettons en selle pour une bonne heure. Camping sauvage ce soir. 

Quatrième jour, on avale les 62km dans la matinée, merci Éole. Arrivée à Jijoga, entrée du désert menant à Jericoacoara. Nous voulons y aller en vélo mais la chaleur et la raison nous pousse à prendre le 4×4. Il faudra 35minutes en voiture pour traverser les chemins de sables, les dunes et les rivières menant à cet ancien village de pêcheurs transformé en village touristique. Le charme reste entier avec les petites maisons et l’absence d’asphalte mais les boutiques et les bars ont depuis longtemps remplacé la tradition. Nous posons nos valises ici pour 2 jours et 3 nuits. 

En discutant au petit déjeuner avec Nelma, nous décidons d’aller nous promener. Elle connaît deja la ville et parle la langue, c’est donc une coéquipière de prier choix pour la ballade. Chemin faisant à la recherche de la plage de Malhada, nous nous faisons attaquer par des abeilles particulièrement agressives. Elles se jettent sur mon crâne, dard en avant, machinalement, en équipe, les ailiers font leur travail au niveau des bras. Après une vingtaine de piqures, j’envisage l’abandon des recherches de la plage magique, abandonne mon sac, tong, lunettes de soleil et le jette à la mer pour échapper à l’agresseur. Je retourne sur les lieux pour récupérer mes affaires, c’est la mi temps, ouf. Petite session extraction de dards sur la plage, la journée peut continuer, avec un pied coupé sur les rochers. 

Nous ferons confiance à un passeio (guide) pour nous emmener en buggy à travers rivière, dunes et lagons, les photos parleront d’elles même. Je crois que c’est le pied à ce moment là. 

Après 5h de ballade, retour à l’auberge, coucher de soleil, demo de Capoeira, glace avec vue sur les étoiles, la routine s’installe. 

Dernier jour à Jericoacoara, nous partons cette fois pour un lagon à l’eau cristalline. Ces lagons sont en fait des réserves d’eau de pluie, d’où la couleur. Nul besoin de lunette pour nager, deuxième pied.
Départ de Jeri par la plage, nous suivons la côte pendant une bonne cinquantaine de kilomètres. Le premier passage à guais est chaotique. Pensant rejoindre la mer au plus vite nous traversons trop tôt la plage et nous nous retrouvons dans 30cm de boue suceuse de pneux. Ca ville, ca pue, c’est l’enfer. Les locaux regardent navrés ce triste spectacle mais nous aurons le droit au respect une fois sorti du piège. 

Il est 16h, nous ne nous sommes pas encore arrêté manger et deja le bac pour Camocim pointe son nez. La journée a été sublime! Faire 40km sur une plage, en vélo, à 30km/h, sans croiser personne, on est en plein rêve.

Après un lavage des vélos (sel,sable…), et un ravitaillement pour 3 repas, nous retournons dans le centre ou une procession se déroule. La foi est impressionnante, des enfants de cœur puis des militaires se tenant la main ouvrent le cortège. La moitié de la ville est probablement ici. 

Nous élirons domicile derrière 2 villas, à l’abri des regards indiscrets. Pendant la nuit, nous avons de la visite. Quelqu’un s’approche, lentement et peu discrètement. Il avance encore, je suis inquiet et poule mouillé. Je lance un vaillant « tsssss », l’individu sursaute fait demi tour et pars au trop en lançant un superbe « meuuuuuuh »…. pfiou.

Il est l’heure de prendre le petit déjeuner avant de continuer notre route par la plage, il paraît que ca passe! Bruno épluche la belle mangue et par amour de la lame, s’ouvre le bras. On rafistole histoire de prendre le petit déjeuner tranquillement. En chemin, il s’arrête à la pharmacie qui l’oriente vers l’hôpital, 2 points de sutures et 2 jours d’arrêt. La mangue reste un peu verte, il aurait fallu attendre un jour de plus pour la manger. Je profite de cette halte médicale pour faire contrôler mon pied qui a du mal à guérir entre sel, sable, marais et sueur. Le médecin me rassure et file des antibiotiques, ici c’est automatique. 

Et bien promenons nous!

  1. pas d’eau chaude ici, et la douche froide fait tellement de bien en même temps
  2. mieux vaut aimer les haricots rouges
  3. savoir marcher en tong est essentiel
  4. Mieux vaut avoir des notions de portugais voire portugnol pour communiquer. 

COn peut mourir de soif ici, par contre pour la cuite, pas plus de 1h à pied pour aller dans un bar… peu importe ou vous êtes!


Suite au prochain épisode…

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