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Por el Camino

Tout le monde connait le chemin de Compostelle sans forcement pouvoir le situer ou en parler. C’est à cela que l’on reconnait une légende. Dans chaque légende il y a des vérités, des principes forts. Si le chemin de Compostelle a une histoire religieuse, la grande majorité de los pelegrinos que je rencontre ne sont pas croyants. Beaucoup, comme moi, viennent seul(e)s. Les longues journées de marche offrent une introspective et posent les bases de reflections personnelles profondes que la vie moderne ne permet plus. En regardant dans cette vie  »moderne » temporairement laissée, je me vois dire et redire « non, je n’ai pas le temps ». Le temps est un élément non maitrisable et difficile à apprécier. Il file, il passe, et un jour il se prend. Je n’ai pas de réponse, mais la question me revient chaque jour et chaque jour je tente d’apporter un nouvel élément de reponse: que faire du temps qui nous est donné ?

Dans la vie, il faut aller vite. Ici, la vitesse est synonyme de souffrance et de blessures. Ici, on y vient pour soi, sans montre, avec sa seule envie de marcher, de souffler, d’admirer, chacun son rythme. Les marcheurs se retrouvent souvent dans les mêmes auberges le soir pour partager un repas et un remontant. Il y a des jeunes, 15 ans, et des moins jeunes, 73 ans. Les différences sont mises au placard et l’argent ne fait pas la différence. Tout le monde marche et tout le monde dort en dortoir, ou dehors. Certains préféreront l’hotel mais ils passeront à côté de l’essence de ce pèlerinage: la richesse des rencontres et la confiance en soi.

Beaucoup font le chemin pour la 3eme fois, tous évoquent leur liberté de vivre que met en avant cette longue marche. Les marcheurs viennent du monde entier pour s’y essayer. Ceux qui ne peuvent pas prendre un mois font le chemin en plusieurs fois.

Parfois, le matin, un marcheur décidera de s’arrêter pour  quelques jours de repos, ampoules, tendinites, douleurs articulaires, la loi de Murphy prévaut, la moindre faiblesse se manifestera et arretera le sage marcheur.

La difficulté est variable, tout comme le relief. Les paysages offerts sont souvent sauvages, peu habités. Les contrastes entre campagne et ville sont très violents.

Depuis les Asturies, les montagnes sont presentes et du chemin emprunté, ont peu admirer monts enneigés et Atlantique bleuté.

Journée de repos forcé aujourd’hui car je n’ai pas respecté les precepte de Pierre Rabhi, la modération est source de bonheur… La bouteille de cidre des Asturies a eu raison de mon estomac et m’a empêché de dormir… le service de ce breuvage est bien plus savoureux que le contenu lui même… Comme on dit dans Code Quantum, « ha bah bravo! »

Emeline m’accueillera à bras ouverts pour un jour de repos non prévu mais nécessaire. Muchas gracias. 



pardon pour les accents…clavier espagnol

 

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Por el Camino »

  1. Je découvre tes photos à 9:30 . Superbes paysages. Je suis au travail, c’est Lundi et une envie de rêver .Quand le poids des journées répétitives nous colle les pieds au plancher, un voyage nous donne des ailes. Il est grand temps que je franchisse quelques frontières et troquer mes pantoufles pour une solide paire de chaussures de marche ! hâte de voir la suite . Bonne route Max !

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