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Puis vint la castille

Cela fait maintenant 12 jours que je suis en selle à 900km de la maison. 

J’oublie trop souvent de m’arrêter tellement la soif de paysage est grande. Après avoir retrouvé Francois et Véro à Arcachon pour une journée iode et détente, la traversée des landes est passée comme l’éclair. Les d’œil sont avec nous dirait le romain maraîcher. Il fait grand beau la journée et pluie le soir. Par chance je trouve l’hospitalité le soir, chez le Grand Guillaume à Messanges, ne pouvant aller jusque Saint jean de Luz. Et le sage Alexandre m’offrir le gîte à Anglet m’évitant in extremis l’orage basque. Chaque rencontre est unique. Il est d’ailleurs parfois difficile de repartir tellement nous taillons bavettes et nous rompons bâtons. 

Les landes sont belles, l’itinéraire cyclable traverse les forêts et les vallons et donne accès à de belles plages longilignes. Plus le pays basque approche est plus il fait jouer de la gâchette pour venir à bout des côtes. 

J’abandonne 2,5kg de confort à Hendaye pour faciliter les ascensions. Les jambes battent la mesure, tac tac tac tac, ca c’est pour le rythme landais. Le rythme basque serait plutôt txaaaa, txaaaa, txaaa…

Je passe la frontière sous la pluie et me réconforte rapidement dans u. Café, ha le café espagnol… micho mejor!!!

Il me reste 20 kilomètres pour arriver à Saint Sebastien, il me faudra 2h pour les coucher avec 3km à pied n’ayant plus assez de braquet à descendre… les vues sont superbes, je vous laisse juger. Nous irons deguster Pintxos et bière le soir, quelle belle ville! 

Le chemin de Santiago n’est pas toujours possible en vélo, il me faudra parfois démonter les sacoches et passer le vélo par dessus des barrières pour poursuivre. Je me résigne donc à suivre la route que mon plus beau txaaa txaaa. Avec le temps j’arrive toujours à faire mes 80km journaliers mais avec plus de temps. Ma moyenne baisse de 3km/h en 2 jours! 

La route longe la côte abrupte. Les automobilistes et les camions sont d’une incroyable citoyenneté et double toujours en me laissant au moins 2 mètres, ainsi le traffic ne se ressent  pas. Le vélo est ZE sport ici, je ne compte plus le nombre de cyclistes qui ne manque jamais de m’encourager dans les ascensions, c’était parfois un « venga campeon » qui s’échappe. Je m’arrête à Deba en même temps que le déluge s’abat. Une dame m’indiquera l’auberge pour pèlerin, 5€ la nuit en dortoir, ca change des camping à 15€!!!

Aujourd’hui je décide de prendre le chemin piéton qui d’après les dire de certains passe à vélo. Oui, ca passe, il fait pousser le vélo dans les côtes à plus de 20% et se cramponner aux freins quand le dénivelé s’inverse, je ferai 20km en 3 heures… je vois d’autres vélo, mais avec des crampons et sans sacoches, petits joueurs! 

Petite pause pontxos y cerveza à Merkina puis encore 45 kilometres pour Guernica, la célèbre ville immortalisé par Picasso. 

À ce rythme je serai sûrement à saint Jacques dans 15 jours! VAMOS!!!

4 réflexions au sujet de « Puis vint la castille »

    1. Le chemin est normalement pieton mais devant l’essor du cyclotourisme, les localités indiquent si le chemin est praticable à vélo. En général, quand ils indiquent que c’est praticable et que cela passe par la forêt, cela veut dire que ça passe, avec toutes les subtilités que cela implique 🙂

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